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Luxembourg lance le premier marché « vert » du monde

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La bourse de Luxembourg (LuxSE) est la première bourse des valeurs dans le monde à introduire une plate-forme pour des instruments financiers verts. Baptisée Luxembourg Green Exchange (LGX), elle a démarré il y a deux semaines. L’accès est limité à des émetteurs qui répondent à des critères rigoureux de sélection. Le programme a pour objectif d’établir un nouveau point de référence pour le marché des valeurs mobilières vertes, actuellement en rapide évolution.

 

« Il existe une véritable volonté de changement. Le marché vert a un énorme potentiel, mais il doit être accompagné par l’intérêt des investisseurs. En établissant des normes strictes pour les valeurs vertes, LGX vise à créer un environnement dans lequel le marché puisse prospérer », a déclaré Robert Scharfe, CEO de LuxSE. « Avec LGX, une plate-forme consacrée à des émetteurs et des investisseurs, nous serons en mesure de fournir une solution pour le financement de projets verts« .

 

C’est la première fois qu’une bourse des valeurs exige des critères stricts de sélection des bons verts pour y adhérer, y compris l’étiquetage automatique comme vert ou équivalent, que 100% des recettes destinées au financement ou au refinancement de projets verts et une analyse préalable et un rapport ultérieur. « Les rapports a posteriori sont loin d’être le standard du marché. La courageuse décision de les introduire comme condition d’entrée répond à notre ambition de pouvoir garantir que les valeurs en LGX sont réellement vertes. Les investisseurs tablent là-dessus, car chaque fois ils espèrent que les émetteurs soient plus clairs sur l’utilisation des bénéfices », ajoute le CEO.

 

L’accès à LGX est interdit pour les catégories suivantes : la production d’énergie nucléaire ; le commerce des espèces protégées par la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction), l’exploitation des animaux pour des produits cosmétiques et d’autres produits non médicaux ; les preuves médicales sur les espèces menacées d’extinction ; ou des combustibles fossiles.

 

Avec plus de 42.000 millions de nouvelles émissions au niveau mondial, 2015 a été une année record pour les obligations dites « vertes ». Selon les estimations de Climate Bonds Initiative, en 2016 l’émission d’obligations vertes arrivera à 100.000 millions. Le secteur florissant des bons verts a reçu un élan supplémentaire après la Conférence des Nations Unies (COP21) tenue à Paris l’année dernière, au cours de laquelle 195 pays ont convenu de maintenir l’augmentation de la température globale en dessous de 2 degrés °C. L’Agence Internationale de l’Energie estime que le monde a besoin d’un billion de dollars par an jusqu’en 2050 pour financer la transition à faibles émissions. Le marché des finances vertes se développe rapidement, mais cependant, il représente une fraction presque invisible du financement total du marché des capitaux.